L

L'escape game décrypté par un sociologue

Enseignant à l'université de Montpellier, Yann Ramirez analyse l'incroyable engouement des citadins pour les escape games.

En 2014, on recensait quatre escape games dans la capitale. Aujourd'hui, il y en a plus de soixante. En moins de cinq ans, les compteurs ont explosé. Un phénomène qui ne surprend pas Yann Ramirez, sociologue et enseignant à l'université de Montpellier. «Nous sommes sur un divertissement du style “jeu de rôle” réalisé en temps réel et grandeur nature, analyse-t-il. Si on rajoute à ce postulat de départ la dimension de huis clos, on démultiplie les impressions et les sensations. La pression est plus forte, le ressenti aussi. L'immersion est totale.»

Histoire, polar, science-fiction, épouvante: la scénographie et les décors sont inhérents au bon déroulement de ces jeux d'évasion. Des univers que l'on n'a pas forcément l'habitude de fréquenter. Pour une immersion efficace, rien de tel que de se retrouver dans un avion en perdition, une salle des coffres ou un bunker russe plus vrai que nature. «Ce que le public aime dans les escape games, c'est la mise en situation presque réelle, observe encore Yann Ramirez. Une envie parfois de sortir de sa vie quotidienne et de sa zone de confort mais aussi de s'imprégner et de se retrouver dans un environnement crédible.»Être joueur mais aussi acteur. Pour le sociologue, le fait de participer à ces jeux démontre l'envie du public de rejoindre les codes du cinéma. «Dans ces jeux de rôle, les aventures sont scénarisées et les mises en scène donnent l'impression d'être sur un plateau de tournage, explique-t-il. Ce n'est pas un hasard si plusieurs créateurs de salles d'escape game viennent de la production cinématographique. Se glisser le temps du jeu dans la peau d'un pirate ou d'un enquêteur, rien de tel pour se rêver autrement.»

 
838_logobackground21 First Clue - Escape Game Toulouse - First Clue - Escape Game Toulouse

Un loisir destiné aux adultes mais aussi aux enfants

Même s'ils sont de prime abord destinés à une population adulte, les enfants peuvent parfois y participer. «Leur rapport au réel est plus simple, leur logique immédiate fait mouche, forçant le respect de leurs parents, qui se posent parfois trop de questions, estime Yann Ramirez. La spontanéité des plus jeunes fait gagner de précieuses secondes et permet souvent de sortir victorieux. Preuve que les escape games constituent une sorte de retour en enfance accepté par la société.

 Par   (Mis à jour  Publié  Le Figaro

 

 logo_first_clue First Clue - Escape Game Toulouse - First Clue - Escape Game Toulouse

Alors Vous aussi vous êtes prêt à essayer les Escape Game?

Réservations sur https://firstcluetoulouse.fr/


Imprimer