Le renseignement canadien recrute dans un centre de jeux d

Le renseignement canadien recrute dans un centre de jeux d'évasion

 

Pendant la Seconde Guerre mondiale, les autorités britanniques recrutaient des casseurs de codes, ou décrypteurs, en publiant dans les journaux des mots croisés difficiles : ils convoquaient en entrevue ceux qui avaient réussi à résoudre ces énigmes.

Des décennies plus tard, le Centre de la sécurité des télécommunications (CST), l'organisme fédéral de renseignement sur les transmissions étrangères, remet cette idée au goût du jour.

Le CST a pris l'initiative inusitée d'entrer en contact avec une entreprise de jeux d'évasion basée à Ottawa dans le but de mieux se faire connaître et d’améliorer son recrutement.

À partir de septembre, ceux qui aspirent à décrypter les codes (et les fêtards à la recherche d'une activité de soirée) pourront tenter de résoudre des scénarios de cyberattaques à l'Escape Manor, situé dans le quartier d’Hintonburg, dans la capitale fédérale.

L’objectif, a indiqué le porte-parole du CST, Ryan Foreman, dans un courriel à CBC, est d'attirer de nouvelles recrues pour aider l'organisation à recueillir des renseignements étrangers et à contrer les cyberattaques.

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L'initiative du CST survient alors qu'une autre organisation de renseignement, le Service canadien du renseignement de sécurité, peine à embaucher des espions et à les garder à son service.

Le recrutement et le maintien des effectifs ont été désignés comme des préoccupations clés dans un récent document d'information obtenu par CBC grâce à la Loi sur l'accès à l'information.

Le CST admet faire lui aussi face à un problème de recrutement, mais affirme qu'il a fait des progrès, en grande partie grâce à un programme universitaire collaboratif.

 

https://www.escapemanor.com/ottawa#rooms


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